Samedi 31 octobre 2009
 
 
Dans quelques jours les adhérents du Parti 
de Gauche vont se réunir pour désigner leur chef de file dans le département de l'Aisne.L'appel à candidature a été adressé à chaque adhèrent(e) comme le veut la règle démocratique de notre parti.

Les camarades communistes sont appelés eux aussi à se prononcer sur la stratégie du Front de Gauche. Ils auront à tenter de rassembler les différents courants en interne qui s'affrontent durement puisque cela a donné lieu à l'existence de 3 groupes au Conseil Régional de Picardie, les communistes orthodoxes de Maxime Gremetz, les communistes progressistes, les communistes républicains. tout cela ne facilite pas le rassemblement. Pour le Parti de gauche il ne doit subsister d'ambiguïté , celles et ceux qui veulent contribuer à fortifier le Front de Gauche sont les bienvenus, il n'y aura pas d'exclusion préalable.

Dans l'Aisne, il faut compter sur l'engagement à nos côtés de l'Association IDG de Roland Renard vice président du Conseil Général de l'Aisne, des transfuges du PC, exclus dans les années 90.

Autour de la table Marie jeanne Potin qui avec Martine Billard Députée de Paris ont quitté les Verts pour rejoindre le Parti de Gauche et travaillent à l'élaboration du  volet de la planification écologique qui a donné lieu au dépôt d'une proposition de loi  des parlementaires du Parti de Gauche.

Tout ces partenaires doivent se retrouver le 9 novembre prochain en mairie de Quessy.

A partir de là tout est possible sur la tête de liste régionale , il y a 22 régions et une répartition équilibrée des forces politiques en présence nous semble à examiner.  Si le Nord Pas de Calais est dévolu au PC,  avec vraisemblablement l'Ile de France, la Picardie pourrait être proposée Au Parti de Gauche? .Si les uns obtiennent la tête de liste régionale les autres peuvent prétendre à mener les sections départementales.

Autre élément parmi d'autres à prendre en considération, la place des conseillers régionaux sortants qui ont géré les exécutifs et partagent le bilan avec les socialistes et les Verts . Sont ils les mieux placés pour incarner cette politique régionale de rupture que nous voulons proposer aux picards.

La rupture ne doit pas être une coquille vide, il  faudra y mettre du contenu.

 Voilà des éléments de fond  qui vont donné lieu à de redoutables discussions . Mais l'Union n'a t elle toujours pas été un dur combat....
Par Frederic Alliot - Publié dans : Actualités
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Lundi 26 octobre 2009

 

 Le Député est intervenu dans la discussion sur la proposition de loi relative à la suppression du crédit révolving, à l'encadrement des crédits à la consommation et à la protection des consommateurs par l'action de groupe.

Depuis Mars 2005 puis au mois de Janvier 2009, Jacques DESALLANGRE a déposé plusieurs propositions de loi pour demander de baisser les taux scandaleux ( + de 21%) des crédits revolving qui contribuent à accroitre le surendettement des ménages.Une solution: responsabiliser le prêteur pour juguler l'endettement
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Vous trouverez ci dessous l'intégralité de cette intervention du 15 Octobre dernier.

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Encadrement des crédits à la consommation et action de groupe

Discussion d’une proposition de loi

Mme la présidente. L’ordre du jour appelle la discussion de la proposition de loi de M. Jean-Marc Ayrault et plusieurs de ses collègues relative à la suppression du crédit revolving, à l’encadrement des crédits à la consommation et à la protection des consommateurs par l’action de groupe. (nos 1897, 1959)

Mme la présidente. La parole est à M. Jacques Desallangre.

M. Jacques Desallangre. Cette proposition de loi déposée par le groupe SRC, visant à encadrer le crédit à la consommation et introduire l’action de groupe, propose des sujets opportuns et un dispositif judicieux. La décision à prendre est effectivement urgente.

Cette proposition comporte deux parties distinctes. La seconde concerne l’action de groupe, si souvent évoquée et promise, jamais mise en œuvre. J’avais déposé une proposition de loi à ce sujet au mois de mars 2007. Nous apporterons tout notre soutien à cette action de groupe, la seule qui puisse, par son caractère dissuasif, remettre les entreprises concernées dans le droit chemin du respect des consommateurs : l’impunité dont certaines profitent en raison de la dispersion des préjudices qu’elles font subir à leurs clients est inacceptable. Seule l’action de groupe permettra un réel accès à la justice ; et je vous proposerai que son champ d’application soit le plus large possible, car les préjudices ne relèvent pas uniquement du droit de la consommation.

En raison du faible temps de parole qui nous est imparti en discussion générale, je réserverai toutefois l’essentiel de mes propos sur l’action de groupe jusqu’à la discussion de l’article 28. Revenons donc à la première partie de votre proposition, qui porte sur l’encadrement de l’offre de crédit.

Dès le mois de mars 2005, puis au mois de janvier 2009, j’ai déposé des propositions de loi visant à abaisser le taux d’usure, afin que les prêteurs ne puissent plus pratiquer des taux scandaleusement supérieurs à 21 %, alors que le « prix » de l’argent est de 2 % ! Il est inacceptable que ceux que je qualifie de charognards du crédit fassent fortune sur la misère qui conduit nos concitoyens à s’endetter dans des conditions relevant du dol. En payant plus de 20 % d’intérêts, nos concitoyens passent des mois, voire des années, à rembourser des crédits, même très modestes.

Nos concitoyens subissent une politique agressive du crédit à la consommation. Les banques leur refusent souvent les vrais crédits portant sur de vrais investissements ; en revanche, les organismes les harcèlent pour leur vendre du crédit revolving. Il n’existe pas un magazine, pas un site internet qui ne vante les mérites des réserves d’argent avec des taux d’appel parfois alléchants, par exemple pour les 1 000 premiers euros.

En réalité, les taux pratiqués sont proches du taux d’usure. Ainsi, les organismes se couvrent très largement pour le risque qu’ils prennent ; ils peuvent même se permettre de prêter aux ménages apparemment insolvables, puisqu’ils leur feront rembourser par tous les moyens – même par l’intimidation – les sommes empruntées. En cas de défaillance totale, il leur suffit de toute façon qu’une part seulement des emprunteurs remboursent pour conserver leur bénéfice.

Plus le taux est élevé, plus les prédateurs peuvent s’attaquer aux ménages à la limite de l’insolvabilité. Inversement, si nous diminuons l’écart entre le taux bancaire et le taux d’usure, alors ces organismes ne prêteront plus à des ménages insolvables ou presque : la baisse de la rétribution du crédit, par la baisse du taux d’usure, diminuera corrélativement le niveau à partir duquel il n’est plus rentable pour le prêteur d’accorder des crédits présentant un risque de non remboursement. En conséquence, pour que son prêt reste rentable, le prêteur devra limiter le risque d’insolvabilité des emprunteurs, et donc se soucier un peu plus de leur santé financière et de leur réelle capacité à rembourser.

Par ailleurs, le coût de l’argent pour les particuliers est bien trop élevé au regard du prix des crédits sur le marché interbancaire. La baisse du taux d’usure présente un double bénéfice : un bénéfice direct de baisse du coût pour les particuliers, mais surtout un bénéfice indirect de contrainte vers la vertu, qui détournera les organismes de crédit des proies les plus fragiles et les moins solvables. En baissant le taux d’usure, on protégera les familles les plus modestes de la spirale du surendettement.

Je me félicite que la proposition de loi ait repris, dans son article 18, le dispositif que je proposais pour modifier le mode de calcul du taux d’usure. Je souhaite, comme mes collègues du groupe SRC, qu’il soit défini en référence aux taux moyens des prêts à douze mois sur le marché interbancaire, auxquels on appliquerait un coefficient multiplicateur plafonné à quatre, un tel coefficient représentant la juste rétribution du risque assumé par le prêteur et la plus-value maximale qu’il peut escompter.

J’avais également souhaité que nous supprimions de notre droit l’hypothèque rechargeable. Elle fut au moins partiellement responsable de la crise financière. Il est en effet indispensable de supprimer ce système, introduit par le Gouvernement en 2007 en copiant le modèle anglo-saxon du prêt hypothécaire, lui aussi en partie responsable de l’ampleur de la crise financière actuelle. C’est un type de montage financier qui incitait à la création des subprimes. La capacité d’emprunt y est réévaluée au regard de la valeur escomptée des biens hypothéqués.

Il aura suffi d’un léger retournement du marché pour que le taux d’endettement des ménages dépasse les maxima fixés par les banques et déclenche l’insolvabilité du foyer. Nous connaissons malheureusement l’ampleur de l’effet boule-de-neige et de la destruction de richesse engendrés par ces mécanismes.

 

 

Après avoir encadré l’usure et supprimé l’hypothèque rechargeable, il est impératif de s’attaquer au fléau du surendettement. Nous proposons pour cela de responsabiliser le prêteur : ma proposition de loi s’intitulait d’ailleurs Responsabiliser le prêteur pour juguler le surendettement.

Le nombre de situations de surendettement, et la détresse que celui-ci engendre, ne cessent de s’accroître. Aujourd’hui, ce sont plus d’un million et demi de foyers qui sont touchés par ce fléau, dont 185 000 familles nouvellement surendettées en 2007. Ce chiffre devrait malheureusement exploser en 2009 et 2010 en raison des incidences de la crise économique. Près de deux tiers des 200 000 nouveaux cas de surendettement sont directement – directement ! – imputables à la profusion d’offres de crédit à la consommation.

Certaines sociétés de crédit peu scrupuleuses – car il en existe – offrent ainsi par le biais de publicités aguicheuses des milliers d’euros, sans réel contrôle de la capacité de remboursement de l’emprunteur et de l’encours des crédits déjà souscrits.

Nos concitoyens durement touchés par la crise sont victimes de politiques salariales toujours plus rigoureuses et subissent globalement une perte de pouvoir d’achat. Ils utilisent donc le crédit à la consommation afin d’amortir leur paupérisation. Ils cherchent ainsi à s’extraire – de manière, malheureusement illusoire – d’un carcan, pour se retrouver en fait prisonniers d’établissements financiers sans scrupules.

Aujourd’hui, les crédits à la consommation sont utilisés, non plus pour acquérir un bien en particulier, mais pour financer la vie quotidienne grâce à ces scandaleuses « réserves » d’argent.

Les chaînes de grands magasins sont largement complices, et même coauteurs, de ces comportements prédateurs. Elles proposent en effet leurs crédits dans le seul objectif de faciliter la vente de leurs produits, indépendamment de la situation de l’acheteur et des conséquences qu’il risque de subir. Dans ces périodes de perte de pouvoir d’achat, les crédits délivrés en magasin servent à tromper le client sur le prix réel des objets, car leur prix apparent est exprimé en mensualité, les rendant ainsi de manière fictive immédiatement accessibles, alors qu’en réalité, ils ne sont pas à la portée de l’acheteur. Il faudrait donc proposer une mesure plus radicale, afin d’encadrer strictement l’offre de crédit en magasin.

Depuis la loi Neiertz de 1989, les réformes furent nombreuses, mais insuffisantes au regard de ce que représente aujourd’hui le surendettement. Ainsi, peu d’entre elles ont envisagé de s’atteler à la prévention du surendettement, se concentrant sur le volet curatif, que le Gouvernement a mis encore en avant dans la présentation de son projet de loi. Aucune réforme ne s’est encore réellement attachée à la prévention, en cherchant à juguler une offre de crédit à la consommation prolifique et inconsciente.

 

 

Or il est indispensable de responsabiliser les organismes prêteurs, qui devraient dorénavant apporter la preuve qu’ils se sont informés de la solvabilité de l’emprunteur ; c’est le moins que l’on puisse réclamer. Si le prêteur ne pouvait apporter cette preuve, il commettrait une faute et se verrait retirer le droit d’exercer toute procédure de recouvrement à l’encontre de l’emprunteur défaillant. De même, s’il s’avérait que le prêteur a accordé un crédit alors que la solvabilité de l’emprunteur était manifestement insuffisante lors de la signature, le créancier ne devrait plus pouvoir engager de procédure de recouvrement. On ne supprime pas le crédit, mais on l’encadre de manière très stricte et honnête.

Mme la présidente. Veuillez vous acheminer vers votre conclusion, mon cher collègue.

M. Jacques Desallangre. J’émettrai néanmoins une réserve sur la proposition de loi.

Ses auteurs souhaitent en effet instituer un nouveau fichier spécifique ayant pour vocation de recenser l’ensemble des crédits souscrits par les emprunteurs. Or nous estimons que cela peut s’avérer dangereux pour la protection de la vie privée et des données confidentielles de nos concitoyens. En outre, c’est inutile, car les prêteurs peuvent largement se renseigner sur la situation de l’emprunteur, en lui demandant divers documents fiables et éclairants de nature à permettre l’évaluation de sa solvabilité. Si l’emprunteur ne produit pas les informations souhaitées, le prêteur reste libre de ne pas contracter. Par ailleurs, il existe déjà un fichier qui recense les incidents de paiement.

Certains, dans la majorité, craignent que la réforme instituant une réelle responsabilité du prêteur ne restreigne l’offre de crédit et la croissance. Toutefois il ne saurait y avoir de croissance économique saine et durable fondée sur le surendettement et la détresse de la population.

Mme la présidente. Veuillez conclure, monsieur Desallangre.

M. Jacques Desallangre. Cette croissance par endettement serait fictive et socialement destructrice. Il est donc préférable de s’en prémunir en encadrant de façon plus responsable l’offre de crédit. Il faut, comme nous y a invités notre rapporteur, faire le ménage dans les offres et les établissements de crédit, afin de promouvoir un crédit responsable, respectueux de la situation réelle de l’emprunteur et de sa capacité de remboursement, afin de protéger les emprunteurs les plus faibles et les plus vulnérables. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et SRC.)

 

Par Frederic Alliot - Publié dans : Actualités
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Mardi 20 octobre 2009

 

 

Lors de la discussion sur la proposition de loi relative à la rémunération des dirigeants d'entreprises et des opérateurs de marché, le Député Jacques DESALLANGRE est intervenu pour dénoncer l'attitude de ces dirigeants qui en pleine période de crise et de licenciements massifs, s'octroient des primes et des rémunérations indécentes.

Il a profité de  son temps  de parole pour rappeler qu'il avait déposé une proposition de loi visant à taxer à hauteur de 90% tous les bonus, primes et rémunérations supérieurs à 200 000 euros versés par les entreprises ayant bénéficié d'aides publiques.

Enfin,il n'a pas manqué, en pleine crise du bassin chaunois de montrer sa colère devant les dirigeants de NEXANS qui, tout en ayant bénéficié de 58 millions d'euros de la part du Fonds d'intervention stratégique, fermaient deux usines et licenciaient 230 personnes.

Vous trouverez  ci dessous l'intégralité de son intervention du 15 octobre dernier 

  



  Deuxième séance du jeudi 15 octobre 2009

Rémunérations des dirigeants d’entreprises et des opérateurs de marché

  Discussion d’une proposition de loi

M. le président. La parole est à M. Jacques Desallangre.

M. Jacques Desallangre. Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, nous savons tous que les hommes ne sont pas égaux à l'état de nature, mais ils ne le sont, hélas, pas plus dans nos civilisations. L'actuelle crise financière et économique est un fabuleux révélateur des inégalités de notre société. Pour près d'un million de Français, c’est le chômage ou la menace du chômage. Pour les dirigeants mandataires sociaux de sociétés cotées, ce sera une baisse infime, insensible de la plus-value sur l'exercice de leurs stock-options. Les dirigeants de banques et les traders devraient même accroître leur rémunération grâce aussi aux liquidités bon marché introduites par l'État. Cette situation semble pour le moins paradoxale au simple député que je suis ; cela ne choque, en revanche, nullement le monde de la finance ou la présidente du MEDEF !

Au cours des dix dernières années, les dirigeants de sociétés cotées ont vu leur rémunération progresser de 15 % par année, alors que, dans le même temps, le pouvoir d'achat des salariés stagnait. Alors que, dans années soixante-dix, le rapport de rémunération au sein des grandes sociétés était d’un à vingt, il est passé depuis dix ans d’un à 300 ! Le gouffre, que je dénonce, est vertigineux et scandaleux.

L'ampleur de la crise financière, puis économique, a démontré que l'autorégularisation du marché était une imposture. Elle plonge dans la détresse 100 000 chômeurs de plus par mois. Le taux de chômage sera, en 2010, supérieur à 10,5 %, et plus de 3,5 millions de nos concitoyens seront « laissés sur le carreau ». Ce contexte a conduit les gouvernements, même les plus libéraux, à mener des politiques interventionnistes. Malheureusement, l’essentiel des fonds des plans de relance a pour objectif d'amoindrir les effets des erreurs de gestion et de la spéculation irresponsable des établissements bancaires. Seule, une faible part sera orientée vers les ménages et la stimulation de la demande.

Pour crédibiliser son action, le Gouvernement a créé un ministère spécifique et fait adopter un plan de 30 milliards d'euros destinés à être injectés dans la finance et l’économie. Les premiers établissements à bénéficier de ces fonds publics furent les banques pour un montant total de 10,5 milliards en titres super subordonnés ; on sait ce que cela signifie, quand on connaît le remboursement auquel a procédé la BNP et tout l’argent que l’État a perdu et qu’il aurait pu utiliser. À ce montant, s’ajoutent 33 milliards de prêts via la Société de financement de l'économie française. À titre de comparaison, ces montants cumulés représentent parfois plus du quart de la valeur des établissements bénéficiaires. Mais le Gouvernement a refusé les prises de participation directe qui lui auraient conféré une véritable autorité dans la direction de l'entreprise.

 

 

 

Les banques ne furent pas les seules bénéficiaires. Le Fonds stratégique d'investissement doté de 22 milliards d'euros est intervenu en faveur de chantiers navals et d’équipementiers automobiles. Enfin, un nouveau pacte automobile concernant l'ensemble de filière verra la distribution de 6,5 milliards d'euros. Pour quel résultat ? Je prendrai l’exemple de la société Nexans située dans ma circonscription qui a bénéficié, voici quelques mois, de 58 millions d’aides de la part du Fonds d’intervention stratégique. En guise de récompense, elle a fermé deux usines à Chauny, Nexans Wire et NCF, deuxième coulée de cuivre d’Europe, et « mis sur le carreau » 230 salariés ! Je vous laisse réfléchir et vous me direz ce que vous en pensez.

L'ensemble de ces mesures de relance économique en faveur des entreprises creusera le déficit public qui atteindra 100 milliards d'euros en 2009. C’est un record depuis quinze ans. Ces milliards d'euros injectés atténueront les pertes et les erreurs de gestion pour éviter l'effondrement du système financier et économique. Il est hors de question de remettre cela en cause. Cet effort particulier demandé au contribuable français ne saurait être imposé en pure perte. Le caractère public des fonds investis suppose une contrepartie. La première devrait être la réduction des privilèges les plus exorbitants.

Depuis le début de la crise, la France n'a pris aucune mesure importante pour juguler ces comportements excessifs. Il est certain que le Président de la République et le Gouvernement se sont répandus en discours plus volontariste les uns que les autres, mais il n’y a rien dans les faits. En revanche, nos voisins, même les plus libéraux, ont agi. Les Allemands ont plafonné les salaires à 500 000 euros ! les Pays-Bas ont surtaxé les primes au-delà d'un certain seuil. La Belgique a limité les indemnités de départ et les États-Unis ont interdit les parachutes dorés et plafonné à 500 000 dollars les rémunérations hors titre.

Aucune de ces mesures n'est révolutionnaire, mais elles permettent toujours de rétribuer les dirigeants d'entreprise en cherchant à limiter les abus. La proposition de loi du groupe SRC porte les mêmes ambitions. Elle n'est pas révolutionnaire, mais tend à remettre ces dirigeants cupides sur les rails de la raison.

À ce jour, les engagements de la part des entreprises bénéficiaires sont quasiment inexistants. L'État est intervenu pour sauver ces entreprises qui, par définition, se trouvaient en difficulté. Il serait alors totalement incompréhensible que ces mêmes entreprises, remises sur pied, distribuent des primes et bonus à leurs dirigeants dont la gestion catastrophique fut à l’origine de l’intervention de l’État. Il serait inacceptable que l'argent public injecté se retrouve, par un tour de passe-passe, dans les poches des dirigeants !

Or les dirigeants français ne l’entendent pas ainsi. Les primes, bonus et stock-options pleuvent pour les récompenser de la qualité de leur travail. Le MEDEF affirme qu’il refuse par principe de faire adopter une charte moralisant la part variable de rémunération des cadres dirigeants. Cela a au moins le mérite d’être clair même si c’est cynique. Dans le même temps, le PDG de Valeo vient de bénéficier de 3,3 millions d’euros de golden parachute alors qu’il était remercié en raison des « performances » de son groupe. Aux États-Unis, un assureur renfloué par l’État à hauteur de 170 milliards a distribué 228 millions de dollars aux cadres dirigeants. La Chambre des représentants a su réagir. Sa présidente a dit qu’elle voulait récupérer l’argent pour les contribuables.

 

 

Il faut en toute circonstance avoir le courage de s’élever contre de telles injustices, et le contribuable français doit lui aussi récupérer les sommes versées à des structures qui ne mesurent ni l’étendue de leur incompétence ni l’effort consenti en leur faveur.

La proposition adoptée en première lecture par la Chambre des représentants impose une taxation à hauteur de 90 % des bonus versés par des entreprises ayant bénéficié d’importantes aides publiques. Il serait judicieux de renforcer la cohésion des États dans leur lutte contre ces abus. Ainsi, les dirigeants les plus cupides ne pourraient que plus difficilement faire jouer la concurrence entre les systèmes juridiques des États.

J’avais moi même déposé une proposition de loi qui permettait, de façon analogue, d’imposer une taxation exceptionnelle de 90 % à tous les bonus, primes ou rémunérations variables supérieurs à 200 000 euros versés par les entreprises ayant bénéficié d’aides publiques via le plan de relance.

La proposition de loi SRC est différente mais poursuit le même objectif de limitation des rémunérations excessives des dirigeants d’entreprise. Comment, en période de crise et de licenciements massifs, justifier que des dirigeants s’octroient 47 millions d’euros pour M. de Castries, PDG d’Axa, 91 millions d’euros pour M. Arnault, PDG de LVMH, et, pour quelqu’un qui joue petit bras, 5,5 millions d’euros pour M. Forgeard, mis en examen pour délit d’initié. Tous ces dirigeants ont perçu entre 1 500 et 9 000 années de SMIC sous forme de stock-options, golden hello, parachutes dorés, retraites chapeaux et salaires.

L’indécence des rémunérations de quelques privilégiés porte aussi préjudice à la majorité des mandataires sociaux et dirigeants d’entreprise qui prennent des risques, s’investissent et sont rémunérés correctement mais sans excès.

La proposition est bien construite, et je suis particulièrement satisfait de la rédaction de l’article 3, qui impose aux entreprises de prendre comme base de calcul de la rémunération des dirigeants le salaire le plus faible pratiqué dans l’entreprise, auquel s’appliquerait un coefficient multiplicateur. J’avais par amendement proposé un tel dispositif, considérant que ce mécanisme permettrait de savoir combien de fois les dirigeants estiment être plus productifs que la personne la moins payée de l’entreprise.

Mes chers collègues, si nous souhaitons préserver une forme de paix sociale, il nous faut à tout prix mettre un terme aux injustices et inégalités les plus flagrantes et les plus frappantes. Or, aujourd’hui, l’écart des rémunérations ne cesse de s’accroître entre les plus indécentes, celles des dirigeants, et les plus indigentes, celles des citoyens.

Je soutiens donc cette proposition qui vise à corriger un déséquilibre qui pourrait, à terme, miner définitivement le sentiment que nous faisons partie de la même société et qui pourrait faire se rompre un lien social que votre politique continue de fragiliser dangereusement.

M. le président. La discussion générale est close

 

Par Frederic Alliot - Publié dans : Actualités
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Samedi 17 octobre 2009
 





Les délégués des comités de circonscription de l'Aisne se sont réunis jeudi dernier à la salle polyvalente de Crouy afin de débattre de la stratégie électorale à adopter lors des régionales en Picardie.

Comme leurs camarades de l'Oise et de la Somme ils soutiennent la constitution d'une liste autonome Front de Gauche au 1er tour. Pour cela, une délégation départementale a été chargée d'entamer des discussions avec les partenaires de Gauche potentiels.

Dans quelques semaines les adhérents de l'Aisne auront à désigner leur tête de liste départementale.



Depuis fin Août une coordination régionale travaille sur le contenu du projet politique à partir d' un manifeste national et des travaux des commissions thématiques.

Le Congrès National qui devait se dérouler en décembre, a été reporté au printemps prochain au lendemain des élections régionales de Mars 2010.

Il était  difficile de préparer de front ces deux évènements .


La votation citoyenne sur l'avenir de la poste a connu un vif succès sur l'ensemble du département. Tous les comités se sont mobilisés à la fois dans les distributions de tracts et dans la tenue des bureaux de vote.







 
Par Frederic Alliot - Publié dans : Le Parti de Gauche dans le 02
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Mercredi 14 octobre 2009













« La guerre ne résout jamais rien,
 on est en train de s'enliser », selon Jacques Desallangre.

Jacques Desallangre est député de l'Aisne, membre à l'Assemblée du groupe Gauche démocrate et républicaine. Cet ancien de la guerre d'Algérie, membre aujourd'hui de la commission de la défense, explique son opposition à l'engagement français en Afghanistan.

Pourquoi êtes-vous défavorable à l'engagement français en Afghanistan ?

Jacques Desallangre : « La réalité commande de voir que plus on envoie de troupes, plus le fossé se creuse avec la population qui se rallie aux Talibans à cause notamment de frappes mal ciblées. Il y a actuellement 100 000 soldats occidentaux sur place mais tous les généraux disent qu'il en faudrait trois fois plus. En outre, ces troupes occupent les zones les plus peuplées et laissent aux Talibans occuper tout le reste du pays. Bref, on est en train de s'enliser. Mais si je ne suis pas favorable à cet engagement militaire, je ne me désintéresse pas de la question. Je pense qu'il faut apporter d'autres formes d'assistance ».

Lesquelles ?

J.D. : « Je suis favorable, par exemple, à des formations des forces de gendarmerie afghanes mais aussi de cadres infirmiers ou hospitaliers. Il faut apporter également une aide humanitaire et économique car la misère conduit toujours du mauvais côté. Il faudrait aussi instaurer un cordon sanitaire pour empêcher la drogue de sortir du pays. Ce commerce a explosé et il nourrit les efforts de guerre des Talibans qui contrôlent toutes les régions productrices de pavot ».

Le général Stanley McChrystal, commandant en chef américain en Afghanistan, prétend qu'il est possible de gagner cette guerre. Pensez-vous comme lui ?

J.D. : « Absolument pas. On voit bien qu'on n'y arrive pas. J'ai participé à la guerre d'Algérie. On n'a jamais réussi à s'allier à la population qui souffrait autant des fellagas que des soldats français. Quand vous entrez dans un village et que vous fouillez les maisons et les femmes, vous voyez dans les yeux des hommes qu'ils veulent vous tuer. La guerre ne résout jamais rien ».

Les têtes pensantes du conflit se réfèrent pourtant à la guerre d'Algérie comme modèle de contre-insurrection…

J.D. : « J'ai connu la pacification en Algérie, ça ne marche pas. Le jour, nous contrôlions la population. La nuit, c'était les fellagas. La nuit, les fellagas obligeaient la population à monter des barrages. Le jour, nous forcions la population à détruire ces barrages. Je suis certain qu'en Afghanistan les gens veulent la paix quelque soit le vainqueur ».

Faut-il se désengager alors ?

J.D. : « Franchement, je ne sais pas. Je ne sais pas si c'est la bonne solution mais un jour, on fera comme Obama est en train de faire en Irak, c'est-à-dire se retirer et donner les clés du pays aux Talibans.
Tout cela parce qu'on n'a pas été capable de négocier à temps. Mais je crains qu'il soit déjà trop tard car on n'a pas pris les bonnes décisions au bon moment ». 

Par Frederic Alliot - Publié dans : Dans la Presse
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Mardi 13 octobre 2009


  • J'ai participé samedi dernier à l'Assemblée Générale de la société d'Horticulture du Soissonnais qui regroupe plus de 500 adhérents répartis sur 8 sections géographiques : Soissons, Courmelles, Belleu, Vic sur Aisne, Vailly sur Aisne,.....

    Depuis cette année,  la municipalité de Soissons a établi un véritable partenariat avec la société d'horticulture pour organiser la Fête des Fleurs et des Saveurs le dernier dimanche d'avril dernier. 

    Près de 10 000 visiteurs ont envahi le parc, près de la place de la République à Soissons,  pour découvrir les 125 exposants et les nombreuses animations.

    Certains mauvais esprits laissaient entendre que cette manifestation ne serait pas reconduite en 2010. 

    Peut on sérieusement penser  que cette première grande manifestation de l'année, véritable institution qui réunit les amoureux des fleurs, des plantes, des produits de la terre et du terroir, qui marque le Printemps, pourrait être rayée du calendrier? 

    Je vous confirme donc que l'édition 2010 aura bien lieu, je rencontre d'ailleurs vendredi matin le président Grillot pour commencer à travailler sur son organisation.

    Ci dessous un extrait de l'article de presse paru ce jour dans le Journal l'UNION  













    "                                                                                      

    La Société d'horticulture de Soissons et de sa région a tenu, samedi, son assemblée générale au centre culturel.
En présence de Frédéric Alliot, premier adjoint au maire et de Jacques Desallangre, député de l'Aisne, le président de la société d'horticulture, Pierre-Marie Grillot, a rappelé les activités auxquelles l'association a participé tout au long de cette année.

Du voyage à Giverny à la création de plusieurs réunions de travaux en passant par la fête du jardin en avril, l'association s'est beaucoup mobilisée et impliquée, proposant ainsi à ses adhérents des actions très variées.

Côté financier, la trésorerie est saine. Les bénéfices de la fête de l'horticulture ont même permis de restaurer le patrimoine appartenant à l'association.

Pour la nouvelle année, la société propose un voyage à Saint-Jean-de-Beauregard dans l'Essonne où se tiendra une exposition de plantes rares et bien sûr de participer à la prochaine fête de l'horticulture. 

..." 
Par Frederic Alliot - Publié dans : Dans la Presse
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Citation



"L'avenir ce n'est pas ce qui va arriver,c'est ce que nous allons faire"
Gaston Bachelard   

Permanence Parlementaire


Mois Novembre

Jeudi 19  à 17h en mairie de SACONIN  et BREUIL
Jeudi 19  à 17h30 en mairie de DOMMIERS
Jeudi 19  à 18h en mairie de NOUVRON VINGRE

Vendredi 20  à 17h en mairie de PERNANT
Vendredi 20 à 17h30 en mairie d'AMBLENY
Vendredi 20 à 18h en mairie de VIC SUR AISNE 

Jeudi 26 à 17h en mairie de CHAVIGNY
Jeudi 26 à 17h30 en mairie de LEURY
Jeudi 26 à 18h en mairie de JUVIGNY

Vendredi 27 à 17h en mairie de SEPTMONTS
Vendredi 27 à 17h30 en mairie de NOYANT ET ACONIN
Vendredi 27 à 18H en mairie de COURMELLES
 

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