Il m'a très gentillement envoyé un dessin qui n'a pas été publié. Le journal l'Union ne diffuse en fait qu'une partie des croquis que lui adresse l'auteur.
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Jacques DESALLANGRE intervient dans le débat sur la Loi CARLE
« Non les communes n’ont pas à financer la scolarité des enfants inscrits dans les établissements privés hors de la commune. C’est une nouvelle attaque contre le service public d’éducation ».
La proposition de Loi relative au financement de l’école privée a été débattue hier après midi à l’Assemblée Nationale.
Jacques DESALLANGRE est intervenu dans la discussion pour fustiger le renforcement de l’obligation pour les communes de participer aux dépenses de fonctionnement des écoles privées placées sur le
territoire de communes voisines.
Le Député contestait déjà la Loi dite Debré de 1959 qui imposait aux communes cette obligation de financer les écoles privées de leur seul territoire pour les enfants domiciliés dans leur commune au nom du principe de la laïcité, de la République et de l’égalité des citoyens. Il reste attaché à l’adage « à l’enseignement public, fonds publics et à l’enseignement privé, fonds privés ».
Par ailleurs, Jacques DESALLANGRE pose la question du caractère obligatoire et automatique de ces dispositions législatives qui contreviennent au principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales dont les finances vont être directement engagées.
Enfin le Député de l’Aisne a décidé, en cas d’adoption de cette loi, de saisir le Conseil Constitutionnel pour atteinte aux principes de libre administration des collectivités locales, d'égalité et de laïcité.
AU BONHEUR DES CAMIONS
Le couperet est tombé sur l'avenir de ses salariés qui
ont appris en fin de semaine dernière la fermeture des deux sites chaunois.
Comme à Soissons , le chaunois connait les mêmes conséquences de restructurations industrielles qui privilégient le profit à l'emploi.Au nom du profit , les capitalistes détruisent des
hommes et leurs vies.
Jacques DESALLANGRE recoit ce matin à la Communauté de Communes de Chauny Tergnier une délégation syndicale pour faire le point de la situation.
Vendredi matin la population est appelée à manifester dans les rues de Chauny leur soutien aux salariés et à leur famille
Le journal l'Aisne Nouvelle y consacrait hier un premier artricle (extraits ci dessous)
Combien de générations de Chaunois ont travaillé pour la Thomson, Alcatel et aujourd'hui Nexans, ne comptant pas leur peine, y abandonnant bien souvent leur vie de famille quand ce n'est pas
la santé ? Les fours sont aujourd'hui arrêtés pour un long moment. Et avec eux, les postes de nuit, le travail la journée, le ballet incessant des camions de transport, l'odeur de cuivre
sortant de la cheminée centrale (également d'émail il y a encore un an avec Essex)… L'aventure est finie pour Nexans à Chauny, laissant un goût plus qu'amer en ville et un écœurement dans les
foyers touchés par les licenciements brutaux.
Jean-Pierre Magerand, délégué syndical CGT, était l'un des soixante-cinq représentants du personnel invités jeudi matin à la grande messe organisée à Paris par le groupe Nexans. Groupe qui
présentait sa nouvelle stratégie, c'est-à-dire la restructuration de l'entreprise. Le PDG n'était pas-là mais M. Magerand (tréfilerie) a dit ce qu'il pensait à l'équipe de direction,
notamment au directeur de Lens : « je vois que les baronnies existent toujours dans le groupe, nous avons à faire à une bande de copains et de coquins ».
On lui a fait comprendre, ainsi qu'à son collègue représentant les salariés de Nexans Copper Chauny, ex-SCCC, David Quillet, qu'il était normal de laisser exploser sa colère. Surtout quand
Chauny est rayée de la carte Nexans : le groupe surpprime en France 380 emplois, dont 220 à Chauny. Sur un effectif global de 3 400 personnes.
La première réaction des salariés ne s'est pas fait attendre. Jeudi midi, alors que leurs collègues sortaient de réunion à Paris, ils bloquaient les entrées-sorties des deux sites, empêchant
toutes livraisons et chargements.
Le butin n'est pas conséquent - les stocks sont au plus bas car l'entreprise tourne au ralenti depuis deux ans et le four était en arrêt depuis fin août - mais la décision d'occuper
l'entreprise s'imposait. Les palettes et les pneus brûlent depuis jeudi soir puisqu'il n' y a jamais eu de solution de reprise, juste un billet pour pointer à l'ANPE. Les occupants prennent
soin, toutefois, des tréfileuses et des fours, qui coûtent une petite fortune.
Hier matin, la direction chaunoise a réuni les représentants du personnel et délégués syndicaux pour leur redonner les mêmes (mauvaises) informations et fixer le calendrier des prochaines
réunions (CCE et CE) en vue de l'ouverture du plan de sauvegarde. Ces derniers se sont exprimés, à leur tour, en début d'après-midi, devant le personnel, en assemblée générale. Il n' y a pas
eu de soulèvement général dans l'enceinte de l'usine et aux alentours mais « nous sommes bien décidés à faire monter la pression dans les prochains jours pour obtenir le maximum de
compensations » a lâché David Quillet. Car question reclassement interne, la vache est maigre.
LES ELUS, COMME LES SALARIES, DENONCENT LA BRUTALITE
- Jacques Desallangre, député : « on est scandalisé, comme partout en France où la situation est identique. Nexans est une grande entreprise qui gagne de l'argent, le
site est bénéficiaire. On se moque des 240 familles, ce qui compte, ce sont les dividendes touchés par les actionnaires, + 400 % sur trois ans d'après leur bilan 2008. Nexans ferme une usine
chez nous pour exploiter d'autres gens ailleurs, peut-être pire. Ils n'en ont rien à foutre des élus locaux, du préfet, de l'aménagement du territoire, ils raisonnent calculette en mains.
Pour notre secteur, c'est désastreux pour les ouvriers et toute la population. Nexans versait 1,6 million d'euros de taxe professionnelle à la CCCT ».
"L'avenir ce n'est pas ce qui va arriver,c'est ce que nous allons faire"
Gaston Bachelard
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