L'union du 11 Novembre

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Frédéric Alliot : « Je suis heureux de ma délégation »

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« Je ne pense pas aux législatives le matin en me rasant. »


Plus de sept mois après les municipales, Frédéric Alliot (ARG) fait, pour l'union, le point sur le fonctionnement de la nouvelle majorité de gauche. « Ça se passe bien », affirme-t-il.

EN mars dernier, entre les deux tours des élections municipales, Patrick Day (PS) et Frédéric Alliot (ARG*) avaient, sans surprise, choisi de fusionner les listes qu'ils conduisaient.
Mariage d'amour ? Union de raison ? Le même cœur à gauche en tout cas.
Qu'en est-il, sept mois plus tard ? Si l'on en juge par les propos de Frédéric Alliot, la lune de miel politique perdure.
« Ça se passe bien. Il y a beaucoup de sensibilités différentes au sein de la majorité, c'est une force » souligne l'adjoint qui constate que « chacun peut s'exprimer librement ».

L'attaché parlementaire de Jacques Desallangre y va même de sa comparaison maritime pour décrire le travail de la majorité : « Avec l'ancienne équipe, la ville était un peu un bateau ivre. Aujourd'hui, nous avons un capitaine et nous avons commencé à remettre de la voilure afin de pouvoir avancer. » Aux yeux de Frédéric Alliot, « il y a des enjeux plus forts que les sensibilités. Ce sont les attentes de la population qui priment. »
« Un maire qui écoute beaucoup »

L'ancienne tête de liste ne tarit d'ailleurs pas d'éloges sur Patrick Day : « C'est un maire qui écoute beaucoup. Il y a une vraie démocratie et il tient compte des avis des uns et des autres. » Qui trop embrasse, mal étreint, diront certains.

Frédéric Alliot est surtout un maire adjoint en charge de l'animation, des relations extérieures et des associations patriotiques, heu-reux.

« Je suis très satisfait de cette délégation. Je travaille en transversalité avec tous les élus. L'animation, c'est

  la vitrine d'une ville. On travaille avec les acteurs associatifs et économiques. Ce qui m'intéresse, c'est ce que les gens peuvent apporter. Comme élus, nous sommes là pour favoriser les synergies. »

De façon plus générale, l'élu souligne la volonté de l'équipe municipale de « faire bouger les choses », même s'il s'inquiète des « menaces » qui pèsent sur les ressources financières des collectivités locales.
« La DSU (dotation de solidarité urbaine) est une recette importante mais le gouvernement a toujours la volonté de la réformer en revoyant les critères d'attribution » note Frédéric Alliot, qui s'inquiète tout autant de la « baisse de la DGF (dotation globale de fonctionnement) apportée par l'État » ou de l'autre projet dans les cartons majoritaires de « supprimer le fonds de compensation de la TVA ».
Quel avenir politique ?
Dans un tel contexte, il prédit dès lors des jours difficiles pour les communes : « Avec des rentrées financières moindres, il faudra faire des choix et ne pas laisser partir à vau-l'eau les finances locales. » C'est l'un de ses soucis. Son avenir politique n'en serait pas un.

Succéder à Jacques Desallangre au Palais Bourbon ? Frédéric Alliot jure, croix bois, croix de fer, qu'il n'y songe pas. « Je ne pense pas aux législatives le matin en me rasant. J'ai eu une délégation. J'essaie de faire mon travail au mieux », insiste le maire adjoint qui indique que, contrairement aux intentions qu'on lui prêtait, il n'a toujours pas adhéré au Parti radical de gauche.
« Je suis un homme libre », revendique-t-il.

Philippe Robin
* ARG : Association République à gauche.

Publié dans Dans la Presse

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