Jacques Desallangre accorde son premier entretien au journal L'AISNE NOUVELLE à sa sortie de l'hôpital

Publié le par garance

Jacques Desallangre est sorti de l'hôpital. Pour autant, il ne reprendra que très progressivement ses activités.

Jacques Desallangre a quitté le centre hospitalier Marie Lannelongue du Plessis-Robinson où il a été admis fin janvier. Il ne reprendra néanmoins que très progressivement ses activités.

« Je dois me montrer raisonnable. Dans ces conditions, je ne pense pas pouvoir prendre part à la tête du conseil municipal au débat d'orientations budgétaire du 16 mars mais cela n'est pas très grave car les choses sont carrées. En revanche, je présiderai à la fin du mois l'examen des budgets primitifs » annonce-t-il.

A t-il suivi depuis son lit d'hôpital la vie quotidienne ternoise de ces cinq dernières semaines ?
Il le confesse volontiers : « De loin » ; encore qu'il ait entretenu des contacts réguliers avec les plus proches de ses collègues comme avec ses services.

Ainsi a-t-il entendu parler de la grogne des riverains du centre-ville excédés par la lenteur des travaux, Rue des quatre fils Paul Doumer. « Ce sont les travaux qui relèvent des compétences du SIVOM qui ont posé problème ; des travaux qui, d'ordinaire prennent deux fois moins de temps. Je ne peux que comprendre ces riverains mais je pense que les choses vont maintenant rentrer dans l'ordre ; le chantier est entré dans une autre phase qui relève à présent des compétences de la ville » explique t-il.

Trop d'un coup

Quid de la multiplication des chantiers qui, par ailleurs, donnent des allures de jeu de piste au moindre trajet effectué entre le centre-ville et la Cité ?
Il plaide sur ce point coupable mais de bonne foi. « Nous avons voulu réaliser un gros effort sur la Cité parce qu'il y a des années que la situation de dégradation s'accentuait sans que nous puissions faire quoi que ce soit. Là, nous avons pu intégrer au domaine communal un certain nombre de rues et nous voulions, en quelque sorte, rattraper le temps perdu. Il est vrai que cela fait beaucoup de chantiers simultanément mais que chacun se rassure : au regard des circonstances économiques, il est peu vraisemblable que nous soyons amenés à agir de la sorte à nouveau dans un proche avenir ». Un clin d'œil à la période de vaches maigres qui, de son avis, attend les collectivités locales.


QUESTIONS D'ACTUALITE

Comment la ville de Tergnier appréhende-t-elle la période difficile qui s'ouvre ?
J.D : « Nous sommes un peu moins dans l'incertitude que d'autres communes car depuis vingt ans, nous nous sommes constitués une poire pour la soif. Notre fonds de roulement est très supérieur à celui de la moyenne des villes de notre strate.
La gestion, ce n'est pas du bling bling. Nous avons toujours investi pour dégager des économies de fonctionnement qui, à leur tour, nous permettaient d'investir.
Qui plus est, nous avons aujourd'hui réalisé l'essentiel des investissements lourds dans les domaines scolaire et sportif ou encore culturel. Nous n'avons donc plus les mêmes besoins. Enfin, nous n'avons pas d'emprunts toxiques. »

Comment appréhendez-vous la réforme de l'administration territoriale ?
J.D : « Cette réforme ne nourrit pas chez moi d'attente particulière mais je regrette l'incertitude dans laquelle se trouve plongée l'identité picarde. Elle repose sur la création de réseaux, de centre de recherche et d'innovation.
Fondre une région avec une autre dans le cadre de l'Europe, ce n'est pas forcément idiot mais dépecer une région, ç'a l'est. »

Et au niveau communal ?
J.D : « Pour ce qui est des effets à attendre de cette réforme pour les villes, on nous dit qu'il s'agit de renforcer l'intercommunalité mais nul ne nous dit comment.
J'y suis a priori favorable à condition que l'on conserve l'échelon communal qui constitue l'unité de base. Je plaide pour ma part la cause du vote direct ; c'est une question de légitimité. Dès lors qu'une majorité se dégage d'un scrutin, elle met ses projets au vote ; pour l'heure, nous sommes dans une situation où il faut sans cesse chercher le consensus pour pouvoir agir. Qu'une ville de la taille de Tergnier ou de Chauny ne soit pas d'accord et tout est bloqué. »

Publié dans Dans la Presse

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