Lu dans le courrier picard d'hier.... sans commentaire

Publié le par Frederic Alliot


mardi 17 novembre 2009

COMMENTAIRE Chronique d'une débâcle annoncée

Une chatte n'y retrouverait pas ses petits... Même au PS où on est pourtant habitué aux querelles de courants et de personnes, on n'ose plus ce genre de fantaisie, la sanction des urnes étant implacable. Mais rien, décidément, ne semble devoir arrêter un Parti communiste qui flirte déjà dangereusement avec le néant électoral, lorsqu'il s'agit de poursuivre le processus d'autodestruction.

Quel score demain pour les deux ou trois listes qui se réclament de la mouvance communiste ? Aux régionales de 2004, le PCF avait réalisé en Picardie son meilleur résultat national. En optant pour la stratégie du Front de gauche, il pensait barrer la route à Maxime Gremetz, en lui fermant l'espace politique qu'aurait ouvert, à la gauche de la gauche, une alliance dès le premier tour avec le Parti socialiste.

C'était sans compter avec la capacité à rebondir de l'opiniâtre député de la Somme, entré en campagne à coup d'épaule à France 3 Picardie samedi, et qui a su rebondir dans l'Oise, faute d'être encore adhérent dans la Somme.

En s'attachant les services de Jean-Pierre Bosino, figure communiste de l'Oise, en entamant des discussions avec Jacques Desallangre, porte-étendard axonnais du Parti de gauche, Maxime Gremetz enfonce, avant même sa constitution, un joli coin dans le Front de gauche.

Du coup, on se demande si le seul espace politique qui reste au PCF n'est pas cette union au premier tour avec le PS, incarné par ses élus, Daniel Beurdeley en tête, qui résume ainsi la situation : « Le PC, il ne lui reste que ses élus. S'il refuse de les écouter eux aussi, c'est sûr, il court à sa perte... »

PHILIPPE FLUCKIGER

Publié dans Dans la Presse

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