Le couperet est tombé sur l'avenir de ses salariés qui
ont appris en fin de semaine dernière la fermeture des deux sites chaunois.
Comme à Soissons , le chaunois connait les mêmes conséquences de restructurations industrielles qui privilégient le profit à l'emploi.Au nom du profit , les capitalistes détruisent des
hommes et leurs vies.
Jacques DESALLANGRE recoit ce matin à la Communauté de Communes de Chauny Tergnier une délégation syndicale pour faire le point de la situation.
Vendredi matin la population est appelée à manifester dans les rues de Chauny leur soutien aux salariés et à leur famille
Le journal l'Aisne Nouvelle y consacrait hier un premier artricle (extraits ci dessous)
Combien de générations de Chaunois ont travaillé pour la Thomson, Alcatel et aujourd'hui Nexans, ne comptant pas leur peine, y abandonnant bien souvent leur vie de famille quand ce n'est pas
la santé ? Les fours sont aujourd'hui arrêtés pour un long moment. Et avec eux, les postes de nuit, le travail la journée, le ballet incessant des camions de transport, l'odeur de cuivre
sortant de la cheminée centrale (également d'émail il y a encore un an avec Essex)… L'aventure est finie pour Nexans à Chauny, laissant un goût plus qu'amer en ville et un écœurement dans les
foyers touchés par les licenciements brutaux.
Jean-Pierre Magerand, délégué syndical CGT, était l'un des soixante-cinq représentants du personnel invités jeudi matin à la grande messe organisée à Paris par le groupe Nexans. Groupe qui
présentait sa nouvelle stratégie, c'est-à-dire la restructuration de l'entreprise. Le PDG n'était pas-là mais M. Magerand (tréfilerie) a dit ce qu'il pensait à l'équipe de direction,
notamment au directeur de Lens : « je vois que les baronnies existent toujours dans le groupe, nous avons à faire à une bande de copains et de coquins ».
On lui a fait comprendre, ainsi qu'à son collègue représentant les salariés de Nexans Copper Chauny, ex-SCCC, David Quillet, qu'il était normal de laisser exploser sa colère. Surtout quand
Chauny est rayée de la carte Nexans : le groupe surpprime en France 380 emplois, dont 220 à Chauny. Sur un effectif global de 3 400 personnes.
La première réaction des salariés ne s'est pas fait attendre. Jeudi midi, alors que leurs collègues sortaient de réunion à Paris, ils bloquaient les entrées-sorties des deux sites, empêchant
toutes livraisons et chargements.
Le butin n'est pas conséquent - les stocks sont au plus bas car l'entreprise tourne au ralenti depuis deux ans et le four était en arrêt depuis fin août - mais la décision d'occuper
l'entreprise s'imposait. Les palettes et les pneus brûlent depuis jeudi soir puisqu'il n' y a jamais eu de solution de reprise, juste un billet pour pointer à l'ANPE. Les occupants prennent
soin, toutefois, des tréfileuses et des fours, qui coûtent une petite fortune.
Hier matin, la direction chaunoise a réuni les représentants du personnel et délégués syndicaux pour leur redonner les mêmes (mauvaises) informations et fixer le calendrier des prochaines
réunions (CCE et CE) en vue de l'ouverture du plan de sauvegarde. Ces derniers se sont exprimés, à leur tour, en début d'après-midi, devant le personnel, en assemblée générale. Il n' y a pas
eu de soulèvement général dans l'enceinte de l'usine et aux alentours mais « nous sommes bien décidés à faire monter la pression dans les prochains jours pour obtenir le maximum de
compensations » a lâché David Quillet. Car question reclassement interne, la vache est maigre.
LES ELUS, COMME LES SALARIES, DENONCENT LA BRUTALITE
- Jacques Desallangre, député : « on est scandalisé, comme partout en France où la situation est identique. Nexans est une grande entreprise qui gagne de l'argent, le
site est bénéficiaire. On se moque des 240 familles, ce qui compte, ce sont les dividendes touchés par les actionnaires, + 400 % sur trois ans d'après leur bilan 2008. Nexans ferme une usine
chez nous pour exploiter d'autres gens ailleurs, peut-être pire. Ils n'en ont rien à foutre des élus locaux, du préfet, de l'aménagement du territoire, ils raisonnent calculette en mains.
Pour notre secteur, c'est désastreux pour les ouvriers et toute la population. Nexans versait 1,6 million d'euros de taxe professionnelle à la CCCT ».
CHAQUE matin, à l'heure du petit noir, nombreux sont sans doute nos lecteurs à s'attarder, page 4, sur « Le jet de Pierre » du jour.
Depuis un an, maintenant, Pierre Commeine croque, à pleines dents, l'actualité locale pour l'union.
S'il est né et vit en terre soissonnaise, c'est à Charleroi, en Belgique, qu'il s'est nourri de culture BD quand il était étudiant. Depuis, Pierre Commeine n'a jamais vraiment quitté cette bulle
d'Outre-Quiévrin.
De profil En s'inspirant, presque toujours, de titres d'articles déjà publiés dans nos colonnes,
il détourne l'actualité et offre à ses lecteurs matière à rire.
L'une de ses marques de fabrique, ce sont ses personnages dessinés de profil, un style « venu naturellement », confie t-il. S'y ajoute, presque aussi naturellement, un jeu de mot. « C'est une
tournure d'esprit qu'il faut avoir. Après, ça se cultive », reconnaît le dessinateur qui, ponctuellement, offre des brèves de comptoir, pour un regard des événements vus du « café du Commerce
».
Les politiques soissonnais sont évidemment l'une de ses « cibles ». Alors que « certains traits » se prêtent plus facilement à la caricature, Pierre
Commeine a, sans trop de difficulté, saisi les visages du président de l'agglo Jean-Marie Carré, du maire-adjoint Frédéric Alliot ou encore du 1er magistrat de Venizel Jean Morel.
« J'ai eu plus de mal à dessiner Patrick Day », concède Pierre, qui travaille, pour chaque dessin, de la même manière. « Le matin, je dessine mon personnage et j'ai l'idée du jeu de
mot. L'après-midi, je vais me promener et je réfléchis à nouveau au dessin… Parfois, il m'arrive de me relever à deux heures du matin pour finir un dessin… »
Après l'esquisse au crayon, c'est à l'encre de Chine, pour les contours, et au crayon pastel, pour les couleurs, que Pierre Commeine réalise son « Jet de Pierre ».
Quelques inédits Cinquante de ses productions quotidiennes, dont quelques-unes inédites, sont regroupées dans un recueil qui vient tout juste de paraître, dans un beau format à l'italienne, grâce
à la complicité de son ami imprimeur Daniel Tant et de son équipe.
« L'idée de faire un recueil m'est venue parce que des personnes me disaient « pourquoi pas un livre ? » Le choix s'est fait à partir de deux critères, la qualité des dessins et le côté humour
pas trop tiré par les cheveux ! », explique l'auteur de Noyant-et-Aconin. À un jet de pierre de Soissons.
Philippe ROBIN
PAS de joker, la réponse est claire. C'est à la fois oui et non. Y a-t-il une volonté de la nouvelle équipe d'imprimer sa patte personnelle dans les animations de la Ville ?
Oui car effectivement il n'y aura plus ni fête de la Rivière en juin ni fête du Haricot fin septembre mais un événement unique et nouveau : « Soissons en Sc'Aisne ». Frédéric Alliot, adjoint à
l'animation, l'assume pleinement : « Cela correspond à la volonté de changer l'image de cette ville et d'en montrer le dynamisme retrouvé ».
Pour autant, l'élu municipal « mesure le travail qui a été fait auparavant. Ce n'est pas un règlement de compte. On ne veut pas rayer ou dénigrer ce qui a été fait. Ce n'est d'ailleurs pas en
rupture totale ». La fête se déroulera sur les bords de l'Aisne comme feue la fête de la Rivière et comportera un marché gourmand et des animations autour du gros jacquot comme la désormais cuite
fête du Haricot. Marquer de son empreinte la vie festive soissonnaise n'est pas la seule motivation.
Restrictions budgétaires obligent, le budget fêtes et cérémonies a été amputé de « 20 % ». Des choix s'imposaient. « Nous avons mutualisé les moyens techniques et financiers des deux fêtes »,
indique Frédéric Alliot. L'addition de la fête de la Rivière et celle du Haricot s'élevait à 223 000 euros. « Là nous sommes autour d'un budget de 200 000 euros. Sachant que ce chiffre est
provisoire dans le sens où nous sommes toujours en discussion avec les professionnels qui interviennent ».
Pas au rabais
Avec une manifestation au lieu de deux, on pouvait s'attendre à un budget divisé d'autant. L'ambition de la municipalité n'était pas de faire de cette première édition une fête au rabais. Bien au
contraire. Avec le projet retenu d'aménagement des berges de l'Aisne, « l'un des deux projets structurant pour la ville », l'idée est d'investir totalement le lieu et de faire que les Soissonnais
s'approprient à la fois cet espace et le projet. Que la rivière Aisne redevienne une colonne vertébrale, un axe de vie et non plus une barrière.
L'Aisne sera mise en scène durant deux jours et demi donc, les 25, 26, 27 septembre avec « un important volet associatif. 60 associations nous ont répondu ». Du vendredi soir au dimanche soir,
sur les deux berges, une quarantaine de spectacles gratuits se succéderont. Cinq podiums seront installés. Un millier de bénévoles s'activeront. S'il est en cours de finalisation, le programme
s'annonce « culturel et sportif. Danses, chants, spectacles, concerts, animations déambulatoires, un grand spectacle le samedi soir sur l'eau avec de la pyrotechnie ».
Clins d'œil
Des clins d'œil autour des silos, avant leur destruction, seront orchestrés avec une descente chorégraphiée du club d'escalade ou encore un espace dédié aux tagueurs. À la halte fluviale, les
Soissonnais pourront se rendre compte du projet d'aménagement des berges à travers une exposition.
Ludivine BLEUZÉ
Préparations des elections régionales de Mars 2010:
Université d'été du Parti de Gauche de l'Aisne le Dimanche 20 Septembre de 10h à 20h à la base de loisirs de la Frette à Tergnier avec au menu
débats et détente en famille.
9h30 à 11h débat entre les adhérents PG de la Région sur la préparation des élections régionales en Picardie sous la présidence de jacques DESALLANGRE Député de l'Aisne
11 h Accueil des délégations des formations politiques de Gauche
11h30 Intervention de Marc DOLEZ Député du Nord Vice Président National du Parti de Gauche
12h verre de l'Amitié
13h Déjeuner champêtre ( les inscriptions sont à transmettre à Monsieur Christian CROHEM christian.crohem@wanadoo.fr
Samedi 3 Octobre de 9h30 à 18h Séminaire Régional du Parti de Gauche à l'hôtel de ville de Clermont dans l'Oise : Elaboration du projet politique pour la
Picardie
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