Soutien aux salariés de TRANSCOM à Soissons
Ce matin j'ai rencontré l'intersyndicale de TRANSCOM au quartier Gouraud , la zone franche de Soissons. Il s'agit d'un centre d'appels appartenat à un groupe suédois qui possède plusieurs filiales en France et qui commence à délocaliser en Tunisie.
Lors de son implantation,cette société a bénéficié de subsides importants de l'Etat, du Conseil Régional de Picardie et de la Communauté d'Agglomération de Soissons . Elle devait employer 300 personnes.
Ils sont 150 aujourd'hui, sous payés, avec des conditions de travail douloureuses, les départs n'étant pas remplacés alors que dans le même temps la filiale tunisienne se développe.
Les salariés s'alarment à juste titre et nous devons exiger, nous élus, des comptes aux dirigeants qui ont utilisé de l'argent public .
je porte à votre connaissance le communiqué de presse que j'ai rédigé avec Jacques DESALLANGRE
Soissons le 22 Juillet 2009
Soutien aux salariés de TRANSCOM SOISSONS en grève
Ces aides publiques devaient privilégier la création d'emplois, dont l'objectif initial était, il faut le rappeler, de 300 emplois au démarrage de l'activité.
Aujourd'hui le site soissonnais emploie 150 personnes avec des petits salaires qui supportent des cadences de travail difficilement supportables. Par ailleurs le site en Tunisie se développe, ce qui laisse craindre aux salariés à terme une délocalisation hors de France et l'existence même de cette unité sur Soissons.
A la suite de leur rencontre de ce matin avec les représentants de l'intersyndicale CGT, CFDT, CFTC, et FO Le Député Jacques DESALLANGRE, Frédéric ALLIOT Maire adjoint de Soissons et les membres du Parti de Gauche de l'Aisne tiennent à apporter leur appui aux grévistes dans cette lutte courageuse pour demander aux dirigeants de TRANSCOM le respect de leurs engagements de développer l'activité en terre soissonnaise et d'éviter le démantèlement de l'entreprise vers l'étranger.
Jacques DESALLANGRE et Frédéric ALLIOT en appellent aussi aux élus locaux des autres collectivités territoriales qui, par leur politique économique, ont abondé en aides publiques la création de cette filiale sur le quartier Gouraud. Ils doivent être vigilants sur l'utilisation des fonds publics, rester attentifs à l'évolution de ce dossier et demander des comptes aux dirigeants de cette société.
Le contrôle des fonds publics est un élément important du respect et de la reconnaissance de la place des salariés au sein de l'entreprise. L'argent public est destiné au développement de l'emploi et non à financer des politiques de multinationales privées qui n'ont que pour seul credo la rentabilité financière et le profit à tout prix.
La lutte des salariés de TRANSCOM Soissons mérite le soutien et l'engagement de tous les soissonnais.